Samedi 27 janvier 2007
...y'a aussi les livres..... fut un temps où il n'y avait même que peu de place à côté des bouquins et Mozart... mais depuis, j'ai acquis un-mari-des enfants-une maison-un boulot prenant-des responsabilités associatives-des emmerdes,etc. donc question bouquin, ça se traîne un peu... mais comme j'ai parlé ce midi avec les koûpines lors de notre 'achement sympathique repas au Troll Huset (place aux Herbes à Gr.) d'une de mes dernières lectures, j'ai décidé de parler ici de mes dernières lectures.

Tout d'abord, salué par la critique, (en V.O. siouplé, je n'ai pas cherché à savoir ce que donnait la traduction donnée sous le titre "Extrêment Fort et Incroyablement Près") le très poignant "Extremely Loud & Incredibly Close" de J.S. Foer a pour thème de fond le 11 septembre 2001 vu par les yeux d'un enfant. Mais pas n'importe lequel....

Présentation de l'éditeur
Oskar Schell est inventeur, entomologiste, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Il a neuf ans. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York, à la rencontre d'inconnus qui lui révéleront l'histoire de sa famille. Après le choc de Tout est illuminé, cet étonnant objet littéraire et typographique explore à nouveau, mais sur un autre registre, les chemins d'une mémoire à jamais perdue. Quand tout a été oublié, il ne reste plus qu'à inventer.

Biographie de l'auteur
Né en 1977 à Washington, D.C., Jonathan Safran Foer fait des études de lettres à Princeton. En 1999, il part en Ukraine pour y retracer la vie de son grand-père. De ce voyage résulte son premier roman, Tout est illuminé (Editions de l'Olivier, 2003), qui devient un événement littéraire international. Couronné de nombreux prix et encensé par la critique, Tout est illuminé est adapté au cinéma par Liev Schreiber avec Elijah Wood dans le rôle principal. Foer est aussi l'auteur de textes parus dans The Paris Review, The New Yorker ou The New York Times. Il vit à Brooklyn avec sa femme et leur fils.

J'ai retrouvé dans ce texte un peu d'Howard Buten de "Quand j'avais cinq ans.... " et pourquoi ai-je pensé aussi au "Catcher in the Rye" (je n'arrive pas à faire le lien.... il n'y en pas certainement pas....). En plus de ça, c'est un véritable "objet", dans certains choix typographiques et par la présence d'illustrations... c'est également parfois construit comme "Short Cuts" de Robert Altman.... bref, un univers très fort, qui me donne envie de me plonger dans le précédent opus de l'auteur "Everything is Illuminated".



La bibliothèqe de mon quartier est (avec bonheur) "tenue" par des personnes très sympas, très proches des lecteurs et de leurs attentes.... c'est ainsi que j'ai pu me procurer la semaine dernière un livre que j'attendais depuis  longtemps de lire (mais j'ai un peu moins envie d'entasser du papier chez moi en ce moment) et un autre que j'ai pris par hasard... et sans regret !

Marc Dugain, l'auteur de la multiprimée "Chambre des Officiers", doit aimer l'histoire, en tout cas celle de ce XXème siècle. Ça tombe bien, j'aime beaucoup aussi, bien que je survole plutôt le sujet... en tout cas, j'aime bien sa manière romancée de l'aborder, sa manière aussi de le faire sans être forcément très factuel, mais en nous faisant connaître un point de vue, une opinion (qui dans le cas présent, me révulse, mais sans que j'ai réussi à lâcher le livre).

Présentation de l'éditeur
" Edgar aimait le pouvoir mais il en détestait les aléas. Il aurait trouvé humiliant de devoir le remettre enjeu à intervalles réguliers devant des électeurs qui n'avaient pas le millième de sa capacité à raisonner. Et il n'admettait pas non plus que les hommes élus par ce troupeau sans éducation ni classe puissent menacer sa position qui devait être stable dans l'intérêt même du pays. Il était devenu à sa façon consul à vie. " John Edgar Hoover, à la tête du FBI pendant près d'un demi-siècle, a imposé son ombre à tous les dirigeants américains. De 1924 à 1972, les plus grands personnages de l'histoire des Etats-Unis seront traqués jusque dans leur intimité par celui qui s'est érigé en garant de la morale. Ce roman les fait revivre à travers les dialogues, les comptes rendus d'écoute et les fiches de renseignement que dévoilent sans réserve des Mémoires attribués à Clyde Tolson, adjoint mais surtout amant d'Edgar. A croire que si tous sont morts aujourd'hui, aucun ne s'appartenait vraiment de son vivant.

Biographie de l'auteur
Marc Dugain est né au Sénégal en 1957. Après des études de sciences politiques et en finance, il a exercé différentes fonctions dans la finance et le transport aérien avant de se consacrer à l'écriture. La chambre des officiers, son premier roman paru en 1998, a reçu dix-huit prix littéraires, dont le prix des Libraires, le prix Nimier, et le prix des Deux-Magots. Il a été traduit en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis. Adapté au cinéma par François Dupeyron, ce film a représenté la France au festival de Cannes et a reçu deux Césars. Après Campagne anglaise et Heureux comme Dieu en France, prix du meilleur roman français 2002 en Chine, La malédiction d'Edgar est son quatrième roman.

Je me suis plongée dedans, à tel point qu'un des trolls m'en a fait la remarque : "ça à l'air drôlement bien !?!" Je n'ai aucune information spécifique à ce sujet... mais je verrais bien un film tiré de ce bouquin...


La surprise est venue du livre de Per-Olov Enquist, "Blanche et Marie". Le titre m'a attiré parce que je me souviens avoir vu un film portant ce nom, étant pré-ado (je me souviens du sujet, avec qui j'étais.... et peut-être pourquoi...), mais en lisant la quatrième de couverture, j'ai su que c'était pour moi :

Présentation de l'éditeur
Très jeune, Blanche Wittinan fut enfermée à l'hôpital de la Salpêtrière, où officiait le professeur Charcot, grand spécialiste de l'hystérie des femmes. C'est Blanche que l'on voit sur un tableau, lascivement effondrée dans les bras d'un assistant, offerte aux regards d'hommes tels que Strindberg, Freud ou Jung. Derrière elle, une brouette, clans laquelle on l'a amenée endormie. Des années plus tard, devenue l'assistante de Marie Curie, Blanche, brûlée par la radioactivité, sera amputée des deux jambes et d'un bras et se retrouvera dans une caisse en bois. Dans ses carnets, Blanche parle de fluide magique, de rapport entre radium, beauté, rayonnement de mort et d'amour. Marie Curie, plongée dans ses recherches, détentrice d'un premier prix Nobel puis d'un second, entame après son veuvage une liaison avec Paul Langevin, mais le scandale national l'oblige à l'exil. Désespérée, elle se confie à Blanche, qu'elle a prise comme assistante. Elle veut l'entendre parler de l'amour que lui vouait Charcot, des réponses que donnait Blanche, du meurtre qu'elle dit avoir commis. Des années de travail n'ont pas réussi à occulter la femme, l'amoureuse. Deux femmes, entre passion et recherche, enfermement et écriture. Devant Blanche et Marie, la porte d'un monde nouveau et énigmatique s'est ouverte, et de ce monde leur parviennent des signaux bleutés et scintillants, indiquant peut-être la voie vers la compréhension totale et scientifique de la nature de l'amour. Utilisant le Livre des questions, les carnets de Blanche, Per Olov Enquist nous conte une histoire d'ascension et de chute. Car si la lente dégradation des corps n'empêche en rien la passion qui dévore, arrive toujours un moment où le dialogue d'un être avec lui-même se fait monologue, quelques secondes, puis silence.

Biographie de l'auteur
Per Olov Enquist est né en 1914, dans le Vasterbotten. tout au nord de la Suède. Il est l'auteur de près d'une vingtaine de romans, nouvelles et pièces de théâtre, pour la plupart traduits en français depuis 1970.

Je suis une admiratrice (inculte) de Marie Curie depuis très jeune (depuis un livre écrit par sa fille et édité à la bibliothèque verte.... que j'ai du relire une quinzaine de fois étant jeune).... je ne pouvais pas passer à côté. J'ai eu du mal à rentrer dans ce livre... l'écriture est "spontannée", le récit parfois hâché, parfois repris, comme écrit au fil des pensées de son auteur.... le passage concernant la liaison de Paul Langevin et Marie Curie est par contre très émouvant, très réussi, plein de tension.... j'ignorais qu'alors même qu'elle recevait son deuxième prix Nobel (dont la France se glorifie encore), elle fut à ce point haïe et quasi expulsée du territoire pour cette histoire d'amour (adultère, certes.... heureusement qu'on fiche la paix à nos derniers Prix Nobel sur cette question d'après ce que je sais..... oui mais eux... ne sont pas des femmes.... certes.... c'est pardonnable... hum !). Le fond du récit concerne aussi Blanche Wittman (dont l'histoire est parait-il ici complètement romancé... c'est Wikipedia qui le dit (mais qui est derrière ?!) : ses amputations ont bien été réelles.... mais pas dues au radium...) mais concerne surtout cette période détestable pour les femmes... à une époque où, un quart de siècle avant la France, les suffragettes "s'agitaient" en Grande-Bretagne, les femmes de la Salpêtrière étaient des rats de laboratoire, manipulées par Charcot (manipulatrices aussi)... qui eut comme assistant un certain Sigmund F., dont la pensée machiste et étriqué fait rage encore aujourd'hui...


Voilà, mon pain est cuit, je peux aller dormir maintenant ! Bye !
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Jeudi 25 janvier 2007
W.A. Mozart - Litaniae (KV 109 & 243) - Annemarie Kremer, soprano (KV243), Chamber Choir of Europe, Teatro Armonico Stuttgart (KV109), Kurpfälzsches Kammerorchester Mannheim (KV 243) (Nicol Matt, conductor) - Alte Kirche, Fautenbach (Allemagne), Juillet 2001

litanie [litani] n.f. - letanie 1155, jusqu'au XVIIè, lat. ecclés. litania, mot grec "prière" : sens premier : prière liturgique où toutes les invocations sont suivies d'une formule brève récitée ou chantée par les assistants.

Merci mon P'tit Robert, que ferais-je sans toi............... et merci mes restes en latin et Wikipedia qui m'ont permi d'un tout petit peu dérouler la pelotte pour comprendre les textes proposés ici....

Inconnues de Bruno (et de moi, donc haha !) ces litanies m'ont forcées à me pencher sur la musique liturgique de Mozart.... Malheureusement, je suis (presque) totalement ignarde, non seulement en matière de liturgie, mais encore plus en musique vocale (je n'ai que l'Ave Verum Corpus à mon répertoire, c'est chouette, mais c'est mince !).... et donc ce que je vais écrire là va être bien bien léger...

L'écoute de ce disque m'a fait me questionner sur la façon dont les choix ont été fait par la production d'Abeille Musique concernant l'"assemblage" sur un même CD. Nous avons là deux séries de litanies (Litaniae de venerabili altaris sacramenta, en mi bémol majeur, KV 243 & Litaniae Lauretanae en si bémol majeur, KV 109), certes dans des tonalités que je ressens comme "soeurs" (mais je me plante peut-être, j'ai zéro oubié mes références techniques là-dessus), certes toutes les deux définies comme étant à la Gloire de la Vierge Marie.... mais pourquoi avoir mis la plus ancienne (Salzburg, mai 1771, entre deux voyages en Italie) après la  plus récente (Salzburg, Mars 1776) ?! Vous me direz que ça ne change pas grand chose... avec cinq ans d'expérience supplémentaire, comme tout ce que nous avons pu dire depuis le début de ce Challenge, c'est toujours l'oeuvre la plus tardive qui parait la plus aboutie.
En effet, cette dernière (première sur le disque, donc) est vraiment riche et flamboyante, et l'écoute est très agréable. L'interprétation pêche un peu par des voix qui peuvent paraître un peu mal assurées par moment (mais bon, les doubles croches à la voix, chapeau !), mais l'ensemble est tout simplement.... réjouissant à écouter. Et j'aimerais honnêtement, quand il m'arrive de jouer de la musique "d'église" en certaines occasions qu'elle "porte" autant que celle-ci, qui a une énergie aussi fabuleuse que ce qu'on ressent depuis que le Gospel existe.
J'ai trouvé par contre les Litanies de Laurette (KV 109) plus introspectives, plus simples voir timides musicalement.... avec même plus de défauts au niveau de l'interprétation, les cordes paraissant bien mal assurées, ce qui dessert un peu l'oeuvre....

Je ne sais pas encore ce qu'en pense Bra, ça doit se passer quelque part par là... donc j'y cours..... et pour répondre à sa question en privé.... je veux bien partir sur les Divertimenti !

Il est pour moi temps de partir au travail, en espérant aujourd'hui ne pas avoir de mal pour ouvrir ou refermer mes portières aux serrures gelées, et que mon préfa sera un peu chauffé.... je crains le pire avec une température extérieure négative.
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Mardi 23 janvier 2007
Travaillage jusqu'à la dernière heure possible dans le bahut....

Embouteillages sur le retour (en encore, la neige n'est pas arrivée....)

Récupérage du krapouiLlot in-extremis pour aller chercher l'autre zigoto...

Inquiétage à la vue des girophares au lointain, au bruit des sirènes, qui tous se concentrent LÀ où ON va...

Trouvage de tous les gamins et tous les profs à l'extérieur (ouf !), devant une école de musique enfumée... quelques malins ont crâmé une porte... un peu d'émotion quand même pour tous...

Récupérage des affaires dans le bâtiment par les parents (ça pue, ça pique !)

Rentrage à la maison après autorisation des autorités compétentes...


Je suis seule ce soir avec eux.... et ça va être....


..... cocoonage !
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Jeudi 18 janvier 2007
Ambiance : une certaine... désillusion... quant à ce que mon nouveau rythme de travail aurait pu m'apporter de..... cool (si, le truc cool, c'est que j'ai peu de préparation - à part le programme commun de terminale que je n'ai jamais enseigné.... en fait, la partie mathématique la plus délicate, j'ai nommé les équa-diff', que les profs de maths n'ont pas encore abordée, un bonheur pour les élèves, et donc pour nous - et pas de correction)... je me caille du soir au matin dans un préfa chauffé électriquement "uniquement aux horaires où des élèves sont sensés venir".... je fais des annales d'agreg en attendant le chalant désireux de venir à tout heure (grosse grosse demande pour le soutien... n'ont pas peur des heures supp' ces petits !) avec ma veste et mon écharpe.... donc j'ai la crève.... donc j'ai du retard. Bon d'accord, j'ai AUSSI avalé 4 épisodes de PB pour voir la gueule d'amour de "Michael Scoffield" pour une troisième séance intensive ce soir... on va avoir des points bonus au videoclub à ce rythme !!!!!).... Mais l'analyse était faite dans la journée, il fallait prendre le temps de la rédiger, that's all (falks !)

W.A. Mozart - Quintettes à cordes à sol mineur (KV 516) et mi bémol majeur (KV614) - Orlando Quartet, Oud Katholieke Kerk Delft, NL (1989)

Just because that's the choice I made....

Comme il est hors de question de s'avaler 4 kg de Mozart dans un quelconque ordre (de CD, chronologique ou thématique....) le choix de chaque opus se fait.... au feeling. Là, il fallait donc changer : pas de concerto pour piano, pas de symphonie... de la musique de chambre tiens... oh ! puis, ça tombe bien, j'en ai dans l'oreille depuis le bac (KV516), allons-z'y !

Comme nous en discutions en apparté, la musique de chambre n'est pas ce qu'il y a de plus facile à écouter sur CD, alors que ça passe très très bien en concert... d'après Bruno, les quatuors de Mozart sont peut être encore moins évidents à percevoir, quand les quintettes sont plus riches, plus gratifiant, la présence de (des) alto(s) [2 violons + 2 altos + 1 violoncelle dans les quintettes à corde de Wolfi] enrichissant la partition.... donc c'était une bonne base de départ.... même pour les oeuvres "alimentaires" qu'elles ont été pour leur auteur....

J'ai fait le choix, après de multiples écoutes dans la semaine qui m'ont bien bien plu, de prendre encore une fois les partitions, puis ensuite de ressortir mes notes prises en...... 1991, pour l'option musique du bac.... j'avais facilement retrouvé le découpage "Exposition (A-B) / Développement / Rééexposition", ce n'est pas franchement ce qui pose problème. A vrai dire, ces notes ne m'ont servi à rien pour notre propos. D'ailleurs, de l'écoute approfondie de ce quintette en sol mineur (KV516), je suis finalement plus circonspecte qu'au départ.... tout simplement parce que par comparaison avec l'autre (KV614), il n'y a pas de part belle faite aux altos... tout est pour les violons. Le second, au contraire, montre une écriture bien plus riche pour l'alto, une structure, une reprise des thèmes, des ornementations très belles au violon, un entrecroisement des lignes qui "tombent moins sous le sens", on se laisse plus facilement surprendre... Une comparaison hasardeuse m'est venue à l'esprit... c'est "presque" (n'exagérons rien !) comme, dans le domaine du dessin animé, comparer un très très bon Walt Disney à un très très bon Miyazaki... c'est pas vraiment le même plaisir !

De fait, il y a, d'après mes sources, 4 ans d'écart entre les deux oeuvres (Vienne, 16 mai 1787 - Vienne, 12 avril 1791.... soit 8 mois avant sa mort...) Si mes notes de 1991propose le premier de ces deux quintettes comme une "oeuvre de maturité", que dire de l'autre !

Dans le détail, le quintette KV516, mélancolique, est découpé en 5 parties : Allegro, Menuetto, Adagio ma non troppo, Adagio, Allegro (ce qui n'est pas très "classique"). Il me semble que l'interprétation proposée ici pêche par quelques lourdeurs.... c'est "propre", mais le menuet par exemple (genre de truc quasi chiantissime à écouter.... avec tout son découpage strict voir hâché, et toutes ses reprises) est un peu lent à mon goût, trop "posé", pas assez léger... Mon mouvement préféré reste le troisième.... et du coup, je regrette quelques passages à vide comme aux mesures 16 à 19 par exemple, où l'on semble perdre un peu le fil avant d'enfin le retrouver (l'écoute globale restant agréable). Deux petites remarques à propos de l'adagio : je trouve les "pizz'" du violoncelle extrêmement "moderne" dans l'écriture, et c'est bien rendu ici..... mais les violons "bâclent" leurs fins de phrases 45 mesures plus loin, ce qui fait qu'au lieu de "faire vivre" (ou plutôt "mourir" dignement) la dernière note de chaque phrase, celle-ci est shunté, on reste sur sa faim.... Certains passages restent plutôt réussis, très vivants, et donc globalement... c'est plutôt pas mal par rapport à ma vieille cassette !

Le deuxième quintette à l'écoute (KV614), globalement bien plus enjoué, voir dansant, est plus réussi à mon goût. Peut-être le premier était-il bien trop "carré" pour autoriser la moindre faute.... Ici, il y a comme une allégresse qui globalement est en faveur des musiciens... on se laisse plus volontiers porter par la complexité des lignes musicales... j'ai trouvé plus tolérable les petites imperfections...

Bref, même si je suis persuadée qu'on doit pouvoir trouver bien bien mieux comme interprétation, j'ai pris beaucoup de plaisir à me repasser ce disque plusieurs fois cette semaine. Et maintenant, je file ici !


and.............. what's next ?! YOU choose !



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Dimanche 14 janvier 2007
Comme je n'ai strictement aucune raison d'être citée dans les magazines, moi (huhuhu !), je me contente de les lire attentivement, et en cette semaine de grand changement, rien de mieux que d'aller voir ce que me réserve l'avenir. Jusqu'à présent, j'ai fait sans, et ça s'est passé, avec son lot de joies et de catastrophes, mais bon, pourquoi ne pas aller voir plus tard ce qui s'y passe ? Hum ?! Vous suivez ?!

Alors, question numérologie, je lis : "cette semaine n'a rien de très facile (tu parles Charles, je passe d'un temps complet + moultes heures supp' avec classe à examen à quelques heures de soutien par semaine dans un autre bahut.... duuuuuuuuuuur ! Dur quand même, le fait de quitter mes 117 115 chérubins de 15 à 19 ans, mais avec une vraie grosse brassée de fleurs et quelques dizaines de bises avec des vrais morceaux d'émotion dedans, ça a fait chaud au coeur !). Elle demande de suivre un chemin escarpé, de maintenir un équilibre fragile entre les autres et vous-mêmes. Au travail, ça peut coincer, grincer. (Alors effectivement, je réintègre un bahut en pleine restructuration : à cause des travaux pharaonesques, la circulation dans les couloirs change plusieurs fois par semaine, il faut quasiment être muni d'un casque de chantier et on s'y entend plus penser avec le bruit des travaux. Bien vu !) On ne comprendra pas forcément vos motivations, on risque de mal interprêter vos gestes et vous devrez calmer les tensions qui pourront surgir. (Bon, ça, il est bien possible que mon "intégration" ne soit pas si évidente... je viens me greffer, pour 4 semaines, "en plus" sur l'équipe pour prendre en charge les élèves les plus en difficulté, ce ne sera malheureusement pas forcément bien vécu je crains) C'est avec douceur, patience et diplomatie qu'il faut aborder cette période, sous peine de céder à une excitation.... inutile.
(OK, on va essayer....) En amour, l'harmonie peut être malmenée ou vous ressentirez une dépendance  (hiiiiiiiiic ?!????!!!!) accrue vis à vis de votre partenaire. Sachez-le. (gné ?!)"

Ouh là ! Vite vite, on passe à l'horoscope solaire : "Le soleil à rendez-vous avec la lune (
"Mais la lune n'est pas là et le soleil l'attend, Ici-bas souvent chacun pour sa chacune, Chacun doit en faire autant, ..." plagiat !!!!), cette semaine, dans le signe du Capricorne (c'est moi.... d'ascendant aussi, c'est dire si mon cas est désespérément gravement irrécupérable). Sur le plan professionnel et matériel, c'est le moment d'accorder vos pensées, vos paroles et vos actes (euh... "payée à rien foutre" ! Je dois partager cette idée avec beaucoup de monde !), de comprendre en profondeur votre situation (désolée, ça se résume à trois lettres : T.Z.R.) afin de trouver des voies nouvelles, une ouverture (c'est tout trouvé...). Si vous voulez bien travailler, faites parfois autre chose que travailler (ça c'est une idée qu'elle est bonne !!!!! Tiens, justement, ....). Nés après le 14 janvier, associez-vous, unissez-vous (pas concernée)".

Et ma Lune en Verseau, elle dit quoi ?! "La belle Vénus se promène dans votre signe lunaire et (... et qu'est-ce qu'elle fout là, celle-là ?! Hein ?! Qui l'a invitée ?!!!).... quoi voilà ? Neptune, la magicienne de l'amour (Neptune est une fille ?! Ah bon... je vais relire mes classiques alors....). En fin de semaine, vous pourriez connaître un déclic, peut-être même une illumination ! A condition que l'amour que vous portez aux autres, à l'autre, s'exprime physiquement, pas seulement intellectuellement (ouh là, mais je ne demande que ça, moi ! Mais effectivement, il va falloir patienter la fin de semaine, n'est-ce pas Xila ??? Surtout qu'une belle crève m'est tombée dessus en plus.... contre-coup ???!!!). Ayez des gestes pleins de tendresse. (M'semble bien que je n'en suis pas avare pourtant.... Je peux doubler ?! Même contagieuse ?! Chouette !)"

Bon, un article à la con de temps en temps, ça ne mange pas de pain !
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Mercredi 10 janvier 2007
W.A. Mozart - Symphonies n°33 (KV 319), 34 (KV 338) et 35 "Haffner" (KV 385) - Mozart Akademie, Amsterdan, Jaap Ter Linden - Maria Minor Utrecht (printemps 2002)

Il y a une semaine, Bruno a proposé de nous intéresser au disque comportant la Symphonie n°35 (ne cherchez pas sur le blog, c'était sur le pas de la porte, et les mots se sont envolés dans la nuit...) J'étais forcément d'accord, vu que je ne savais pas trop quoi proposer d'autre (à part qu'il fallait sortir des concertos (concerti ?) pour piano, et que je ne suis pas du tout pressée de faire celui pour clarinette (ou bien le quintette) que j'ai beaucoup trop dans l'oreille (mais il faudra bien y venir un jour)). D'un autre côté, j'appréhende un peu aussi les opéras (ça m'impressionne !) bien qu'une analyse de la Flûte Enchantée avant le début février me serait d'une très grande utilité (je me comprends).

Ainsi donc, j'ai attaqué l'écoute de ce CD n°8 du volume 1 il y a 6 jours.... et j'ai eu du mal.... mais du mal !!!!! C'est en me concentrant dessus réellement que j'ai pu analyser je pense pourquoi je "décrochais" assez vite...

Pour une petite introduction rapide (mais vous trouverez certainement mieux ailleurs), ces trois symphonies sont considérées comme faisant partie du même lot historiquement (le retour du grand voyage à Paris), mais entre les deux dernières, si je ne me trompe pas, il semble de Mozart ait eu une expérience extrêmement positive avec l'opéra, avec en particulier la création de l'Enlèvement au Sérail, et que celà n'ait fait qu'enrichir son écriture.... d'ailleurs, je trouve que l'Allegro con spirito de la 35ème sonne comme une Ouverture...

Et aucun doute là-dessus, la différence est flagrante... Surtout quand elle est appuyée par l'interprétation de l'Orchestre. C'est bien simple, on a peine à croire qu'il puisse d'agir des mêmes musiciens, surtout concernant la Symphonie n°33.

Certes, la composition de l'Orchestre à ceci de particulier pour cette symphonie qu'elle est très réduite (Hautbois, Basson, Cor et Cordes, point barre). Est-ce la raison pour laquelle j'ai été très très sensible aux problèmes de justesse (et il y en a à mon goût, dans le 2ème mouvement, vers la mesure 65, quand 1er et 2ème violons sont à l'octave), au manque de précision dans les attaques, aux fins de phrase... pas finies ?! Après, j'ai aussi été gênée parce qui pourrait être due à la qualité de l'enregistrement ou bien du réglage de ma chaîne (mais vu l'accro de la question que j'ai à la maison, j'ai un doute pour la deuxième solution) : je trouve que les bois (hautbois, basson) saturent complètement, et celà en rajoute sur une impression de manque de légèreté. Concernant les cordes, on peut parfois distinguer quasiment les coups d'archets "tirés" des "poussés", celà rend la sonorité très inhomogène. J'ai également trouvé les forte fort criards dans le troisième mouvement de la part des cordes. Voilà, bof bof pour cette première symphonie donc.

Mais.................... heureusement...................... sont venues, les n° 34 et 35 à la suite.... et là, tout de suite, c'était autre chose. J'ai même fini, pour la dernière, par lâcher la partition et me caler au fond du de ce qui me sert de canapé pour profiter de l'instant.

En effet, malgré un problème de timbre dans les premières mesures de la 34ème (encore une fois, celà pourrait venir d'un déséquilibre dans la prise de son, je trouve encore qu'il y a saturation de bois de manière criante dans le troisième mouvement), l'ensemble paraît rapidement brillant, enlevé et surtout beaucoup plus homogène. Le deuxième mouvement (appréciez : Andante di molto più tosto allegretto) est à effectif très réduit, puisqu'il n'y a que des cordes, et je le trouve interprêté avec beaucoup de.... délicatesse (c'est le seul mot qui me vienne à l'esprit). Le dernier mouvement, malgré une articulation un peu lourde des cordes, est agréable à écouter.

Quand à,
la 35ème, "la Haffner", ainsi nommé du nom de son commanditaire, maire de Salzbourg (qui s'est d'ailleurs rétracté apparemment, obligeant Mozart à revoir sa copie de sonate initiale pour une prestation de concert comme symphonie, ce qui donne un travail que je trouve fort achevé), je l'ai trouvé interprêtée de façon très très expressive. On peut regretter, par des moments très courts, une sonorité un peu aggressive des cordes.................. mais on peut aussi choisir de se laisser porter et d'y prendre beaucoup de plaisir !!!

Allez, je file chez Bra pour voir (et à mon avis, vous feriez mieux d'en faire autant !)...






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Dimanche 7 janvier 2007
Ainsi donc, comme chaque année, le "malheur" veut qu'on remette ça encore une semaine après la fin des festivités pour bibi, avec un gâteau d'anniversaire hyper original : une galette des rois (et une brioche itou) (remarquez que la coïncidence a fait que je sois dans mon extrême jeunesse couronnée un peu plus souvent que ce que les statistiques auraient pu laisser prévoir... voyons la flûte - de Clairette - à moitié pleine pour une fois.... enfin, cette année, rien !).

Il a fallu aussi que Z'Ôm se prenne une ou deux bâches (désolée mon amour) pour avoir posé (pour la deuxième fois en quinze jour aussi !) la question qui tue (Kestuveu.... ?!) pile-poil au mauvais moment d'entre le 21 et le 31 décembre (un bijou ? (t'as vu ma tronche, tu imagines le gâchis ?) des fringues ? (avec 10 kg de trop, c'est bien la peine !) etc.) pour finalement que je suggère que l'achat d'un deuxième cerveau (à défaut de me faire liposucer (jamais, je plaisante, hein !?!), double-menton compris) ne serait peut-être pas du luxe. Peut-être que ça ferai économiser un peu d'essence pour les nombreux oublis et embêtements que je provoque (à tel point que ma mère n'ose plus me téléphoner pour des rappels, ne sachant pas si ça sera utile ou si elle risque de se faire bouffer toute crue - si si ! tu l'as dit, on a des témoins !!!!!).

Je m'étais bien promis de ne pas y toucher à ce paquet arrivé avec deux jours d'avance, mais on me l'a posé tout déballé sur les genoux : tiens, bounaniv ! (hé ! j'voulais attendre dimanche !) tu déconnes ou quoi ?!! Et j'ai vu le paquet et son porteur disparaîtrent dans le bureau.

Environ 37 minutes et 12 secondes après le début de la mise en charge pour 3 heures (hum !), Môssieur faisait mumuse avec et ça n'a pas arrêté....  Complètement excité par les capacités de ce paquet de neurones de poche il en était, aux alentours de minuit, vendredi soir, à envisager l'installation d'un émulateur d'Amstrad pour faire tourner dessus le fameux (sisi !) Fugitif*(et c'est là que je m'aperçois que je n'en ai jamais causé ici, mais avant que ça se fasse pour de bon, pour une interview de la star, c'est par là...(private joke)). J'ai donc oeuvré moi aussi un peu pour que mon cerveau de rechange me ressemble un minimum. Et ça fonctionne du feu de dieu, synchronisations sous linux, photos de gosses chargées, là, je m'écoute un certain double CD de Poulenc, pense-(très)bête, agenda, carnet d'adresse, web & mail par Wifi, Bluetooth, et je ne sais plus quoi, logiciel de recettes, et autres trucs plus perso..... impressionnant. C'est pas fini. Y'a qu'à voir. Pour le moment, ce conservatoire de neurones s'appelle Palm T|X.... reste à lui trouver un petit nom de baptême pour de vrai.....


A part ça, certains semblent penser que "j'le valais bien" quand même.... un grand merci à la f@mili@ pour le pull et les boucles d'oreilles !!!!!!




* il l'a fait........... (sans le son, mais quand même !)

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